Je suis artiste-auteur, pas comptable
Urchaf

Tes questions, mes réponses 🐱

Tout ce qu'un artiste-auteur se demande sur ses cotisations, ses impôts et sa trésorerie — en clair. (Les réponses fiscales sont indicatives : valide toujours avec ton comptable.)

Le régime artiste-auteur

C’est quoi un artiste-auteur, au juste ?

Tu vis, en partie ou en entier, de la création d’œuvres de l’esprit — écriture, illustration, musique, photo, arts plastiques. Sur le papier, ça paraît simple. Sauf que tu n’es ni salarié, ni indépendant « classique » : tu as ton propre statut, ses propres règles sociales, son propre guichet. C’est exactement ce statut à part qui perd tout le monde. Moi le premier — et pourtant, le chat-comptable, c’est moi.

Le micro-BNC, c’est pour moi ?

Sous 77 700 € de recettes par an, le micro-BNC est en général le régime le plus simple — et c’est tant mieux. L’administration applique un abattement forfaitaire de 34 % : tu es imposé sur 66 % de ce que tu encaisses, sans justifier la moindre note de frais. Rien à prouver, rien à ranger. Parfait pour démarrer. À valider avec ton comptable selon ta situation.

Pourquoi un abattement de 34 % ?

C’est le forfait de frais que l’État te concède d’office en micro-BNC : il décrète que 34 % de tes recettes partent en charges pro, sans te demander la moindre preuve. Tu paies donc tes impôts sur 66 % de ce que tu encaisses. Le revers : si tes vrais frais dépassent 34 %, tu paies sur de l’argent que tu as réellement dépensé. Là, le régime réel peut devenir intéressant — autre histoire, autre rendez-vous avec ton comptable.

Quelle différence entre droits d’auteur et ventes d’œuvres ?

Les droits d’auteur, c’est ce que rapporte l’exploitation de tes œuvres : édition, diffusion, redevances. Les ventes et commandes, c’est quand tu cèdes une œuvre ou réalises une prestation de création. Les deux comptent dans tes recettes d’artiste-auteur — mais certaines règles, le précompte en tête, ne valent que pour les droits d’auteur. Cette distinction qui n’a l’air de rien change ce que tu déclares, et comment. Urchaf range chaque ligne du bon côté.

Et si je dépasse 77 700 € de recettes ?

Ce n’est pas un mur, c’est une porte. Au-delà du seuil micro-BNC, tu passes à la déclaration contrôlée — le « réel » — où tu déduis tes frais réels au lieu du forfait. Plus de compta, oui, mais souvent justifié quand l’activité grossit. Si tu approches du seuil, c’est le moment d’en parler à ton comptable — et Urchaf te prévient bien avant que tu y arrives.

URSSAF & cotisations

Pourquoi l’URSSAF artiste-auteur, et pas l’URSSAF classique ?

Depuis 2019, une seule URSSAF gère les cotisations de tous les artistes-auteurs de France : l’URSSAF Limousin. Ces cotisations financent ta retraite de base, ta santé, tes indemnités — le filet sous le fil. Statut particulier, guichet particulier. Et oui : le courrier qui te fait faire ce petit bruit avec la bouche, c’est souvent lui.

Combien je paie de cotisations sociales ?

En deux temps. D’abord on retire l’abattement de 34 % de tes recettes : ce qui reste (recettes × 0,66), c’est ton bénéfice. Ensuite — et c’est là que ça pique — on remajore ce bénéfice de 15 % (×1,15) pour obtenir ton « assiette sociale ». Sur cette assiette, l’URSSAF prélève environ 16,2 %. En clair, compte autour de 12 % de tes recettes brutes qui partent en cotisations sociales. Ce +15 %, tu ne l’as gagné nulle part. Tu cotises dessus quand même. Les taux changent chaque année : prends ce chiffre comme une boussole, pas comme une vérité gravée — et valide avec ton comptable.

C’est quoi cette « assiette sociale » sur laquelle je cotise ?

Deux étapes, dans cet ordre. (1) On enlève l’abattement de 34 % de tes recettes → ton bénéfice (recettes × 0,66). (2) On remajore ce bénéfice de 15 % (×1,15) → ton assiette sociale. C’est sur elle que tombent l’URSSAF (~16,2 %) et l’IRCEC (8 %). Ce +15 % est une anomalie du statut, pas une virgule. Tu cotises sur un peu plus que ton bénéfice réel — sur de l’argent qui n’est jamais entré sur ton compte. Plusieurs associations d’artistes-auteurs se battent pour qu’elle disparaisse. Aujourd’hui, c’est le calcul officiel, donc on fait avec. La différence, c’est que tu le sais. (Au passage : 0,66 × 1,15 = 0,759, le raccourci que tu verras parfois écrit recettes × 0,759.) Je suis artiste-auteur, pas comptable fait ce calcul à ta place, au centime — toi, tu n’as plus à le subir.

Le précompte, ça veut dire que je n’ai rien à payer ?

Pas tout à fait — et c’est un piège classique. Le précompte, c’est ton diffuseur (éditeur, société de gestion) qui retient et verse une partie de tes cotisations sur tes droits d’auteur avant de te payer. Pratique. Mais ça ne couvre pas toujours tout : il peut rester un solde à régulariser, et il tombe quand tu l’as oublié. Urchaf garde la trace de ce qui a déjà été précompté, pour que la régul ne se transforme pas en roulette.

C’est quoi la dispense de précompte du 1er novembre ?

Une fois bien immatriculé et reconnu comme artiste-auteur qui déclare lui-même ses cotisations, tu peux demander une dispense de précompte : tes diffuseurs te paient alors en brut, sans rien retenir, et c’est toi qui pilotes. Elle vaut en général dès le 1er novembre pour l’année suivante. Plus de liberté, plus de responsabilité aussi : à toi de provisionner. À demander auprès de l’URSSAF, et à caler avec ton comptable selon ton cas.

Je dois mettre de l’argent de côté pour les cotisations ?

Oui. Et c’est précisément là que la plupart se font avoir : l’argent arrive, on le dépense, la cotisation tombe six mois plus tard. Urchaf calcule à chaque encaissement la part à réserver, tu la ranges dans un « coffre », et le jour de l’appel URSSAF elle est déjà là. Une part de ce qui arrive sur ton compte ne t’a jamais appartenu — elle ne fait que passer. Le seul geste, c’est de ne pas y toucher.

IRCEC / retraite

L’IRCEC, c’est encore une cotisation ?!

Eh oui. L’IRCEC gère ta retraite complémentaire d’artiste-auteur (le régime RAAP, surtout). Elle s’ajoute aux cotisations URSSAF, qui, elles, financent ta retraite de base. Deux étages, deux organismes, deux courriers. C’est le prix d’un statut qui n’appartient qu’à toi — autant savoir qu’il a un deuxième palier.

Combien coûte la cotisation IRCEC / RAAP ?

Le RAAP, c’est environ 8 %, calculés sur la même assiette sociale que l’URSSAF : ton bénéfice (recettes − 34 %) remajoré de 15 %. Un taux réduit de 4 % existe sur demande quand tes revenus passent sous un certain seuil, et en dessous d’un seuil d’affiliation tu n’es pas concerné du tout. Urchaf estime ta cotisation pour que tu la voies venir — montant indicatif, à confirmer avec ton comptable et l’IRCEC.

Suis-je obligé de cotiser à l’IRCEC ?

Tu deviens redevable du RAAP dès que ton revenu artistique dépasse le seuil d’affiliation fixé par l’IRCEC. En dessous, pas d’affiliation d’office — tu peux parfois cotiser volontairement pour ne pas trouer ta retraite. La règle ne se devine pas, elle se vérifie : on t’explique, ton comptable confirme.

Pourquoi je reçois l’appel IRCEC si longtemps après ?

Parce que l’IRCEC cotise sur le revenu d’une année donnée, mais l’appel n’arrive qu’une fois ce revenu connu — souvent l’année suivante. D’où l’effet tuile : la facture d’une bonne année te rattrape pile quand tu pensais enfin respirer. Le piège n’est pas dans le montant. Il est dans le décalage. Personne ne te prévient à temps, alors tu dépenses une part qui ne t’appartenait pas. Urchaf anticipe ce décalage et te fait provisionner dès maintenant, pour que l’appel ne soit plus qu’une formalité — montant indicatif, à confirmer avec ton comptable et l’IRCEC.

TVA

Dois-je facturer la TVA en tant qu’artiste-auteur ?

Tant que tu restes sous le seuil de franchise en base, non : tu factures sans TVA, avec la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Pour les artistes-auteurs, ce seuil est à 50 000 € (avec une tolérance jusqu’à 55 000 €). Confortable pour la grande majorité des créateurs — mais ça se surveille, parce que le jour où tu le franchis, la mécanique change d’un coup.

C’est quoi la différence entre 50 000 € et 55 000 € ?

50 000 €, c’est le seuil normal de franchise de TVA pour les artistes-auteurs. 55 000 €, c’est le seuil de tolérance : si tu le dépasses, tu deviens redevable de la TVA immédiatement. Entre les deux, tu peux rester en franchise une année — mais pas deux de suite. Une marge, pas un matelas. Urchaf te montre où tu te situes, pour que tu ne franchisses jamais la ligne par surprise.

Que se passe-t-il si je dépasse le seuil de TVA ?

Tu sors de la franchise : tu dois facturer la TVA (souvent 10 % sur les droits d’auteur, mais ça dépend de la nature de tes revenus) puis la reverser à l’État. Ce n’est pas une formalité, c’est un changement de braquet administratif. Si tu t’en approches, parles-en à ton comptable avant de franchir la ligne — Urchaf t’aura déjà alerté.

Puis-je choisir d’être assujetti à la TVA volontairement ?

Oui. Certains artistes-auteurs y ont intérêt — typiquement pour récupérer la TVA sur du matériel coûteux. Le revers : des déclarations régulières, tant que tu y restes. C’est exactement le genre de décision qui se prend avec ton comptable, calculette en main, pas sur un coup de tête.

Impôts & déclaration

Comment je déclare mes revenus d’artiste-auteur aux impôts ?

En micro-BNC, c’est presque décevant tellement c’est court : tu reportes le total de tes recettes sur ta déclaration de revenus (formulaire 2042-C-PRO), et l’administration applique elle-même l’abattement de 34 %. Pas de liasse, pas de tableau à rallonge. Urchaf te sort le bon chiffre à recopier dans la bonne case — c’est tout.

C’est quoi le quotient familial et le plafond de 1 807 € ?

Le quotient familial baisse ton impôt selon le nombre de parts de ton foyer (enfants, situation). Mais l’avantage de chaque demi-part supplémentaire est plafonné — à 1 807 € par demi-part pour les revenus concernés. Au-delà, ça ne grimpe plus, même si la famille s’agrandit. C’est un calcul à l’échelle du foyer : ton comptable est le mieux placé pour l’ajuster finement.

Mes cotisations sociales sont-elles déductibles ?

En micro-BNC, non — et c’est contre-intuitif. L’abattement forfaitaire de 34 % est censé déjà couvrir toutes tes charges, cotisations comprises. Tu ne les déduis donc pas une deuxième fois. C’est l’une des grandes différences avec le régime réel, et l’une des bonnes raisons de comparer les deux sérieusement avec ton comptable avant de choisir.

Dois-je payer des acomptes d’impôt (prélèvement à la source) ?

Oui. Pas d’employeur pour prélever à ta place, donc l’impôt sur tes revenus d’artiste-auteur se règle en général par acomptes, mensuels ou trimestriels, au titre du prélèvement à la source. C’est une sortie de trésorerie de plus à caser dans le calendrier — et Urchaf l’anticipe pour qu’elle ne vienne pas déséquilibrer le reste.

L’application

Concrètement, à quoi ça sert ?

À prendre le moment le plus anxiogène de ta vie d’artiste-auteur — le courrier URSSAF, l’appel IRCEC, la déclaration — et à le rendre clair et carré. Tu saisis tes recettes ; Je suis artiste-auteur, pas comptable calcule ce que tu dois, ce que tu dois mettre de côté, et quand. Un copilote, pas un énième tableur qui te juge en silence.

Est-ce que ça remplace mon comptable ?

Non, et ce n’est pas le but. L’app te rend autonome au quotidien et te fait enfin comprendre tes propres chiffres — mais ton comptable reste le seul à valider ta situation officielle, optimiser ton régime et signer. On travaille avec lui, pas contre lui : c’est aussi pour ça que chaque montant ici est donné à titre indicatif.

Est-ce que l’app se connecte à mon compte bancaire ?

Non, et c’est un choix. En V1, tu saisis tes recettes à la main : trente secondes, et surtout un vrai moment de conscience sur ton activité plutôt qu’un flux qui défile sans que tu le regardes. Pas de connexion bancaire = moins de surface de risque, et une vision nette de ce que tu gagnes vraiment.

Faut-il installer une application ?

Non. C’est une PWA : tu l’ouvres dans ton navigateur, et tu peux l’ajouter à ton écran d’accueil en un geste pour l’avoir comme une vraie app — sans passer par un store. Ça tourne sur téléphone, tablette et ordinateur, et tu reçois les rappels avant chaque échéance, là où ça compte.

Et si j’ai plusieurs activités d’artiste-auteur ?

C’est prévu. L’app gère plusieurs profils de cotisation en parallèle — les fameux cas de cumul — avec une règle simple : le social est isolé par activité, le fiscal réuni une seule fois au niveau de ton foyer. Et si tu n’as qu’une seule activité, tu ne croises jamais cette complexité : elle ne s’affiche que si elle existe.

Tarifs & garantie

Combien ça coûte ?

Deux formules, en abonnement annuel tout compris : Tranquille à 80 €/an, Cockpit à 100 €/an. Pas de coût caché, pas de ligne surprise le mois suivant. Moins cher qu’une seule heure de comptable, pour une année entière à ne plus avoir peur du courrier.

Quelle différence entre Tranquille et Cockpit ?

Tranquille (80 €/an) couvre l’essentiel : moteur de calcul, échéancier, coffres de trésorerie et pédagogie intégrée. Cockpit (100 €/an) ajoute le pilotage plus fin, pour celles et ceux qui veulent tout suivre de près. Commence simple ; tu montes en gamme le jour où tu en ressens vraiment le besoin, pas avant.

Pourquoi payer avant d’essayer ?

Parce qu’on assume un produit qui rend service dès la première minute, et qu’on préfère ça aux relances anxiogènes de fin d’essai gratuit. Et tu ne prends aucun risque : garantie 30 jours, satisfait ou remboursé. Tu testes pour de vrai, on porte le risque à ta place.

Comment marche la garantie 30 jours ?

Tu utilises l’app pendant 30 jours. Si ça ne te convient pas, tu demandes le remboursement et on te rend ton argent — sans interrogatoire, sans petits caractères planqués en bas de page. Un point cash, parce que je ne te raconte pas d’histoires : la garantie saute dès que tu exportes un document officiel (FEC, déclaration, facture). Tu emportes la valeur, tu renonces au remboursement — c’est logique, et c’est annoncé avant, pas en piège. Le reste, le suivi au quotidien, reste remboursable sans condition pendant 30 jours.

L’abonnement se renouvelle-t-il automatiquement ?

L’abonnement est annuel, et tu gardes la main de bout en bout : on te prévient avant chaque échéance, et tu coupes quand tu veux depuis ton espace. On préfère largement que tu restes parce que l’app t’est utile, pas parce que tu as oublié une case à décocher.

Données & sécurité

Mes données sont-elles en sécurité ?

Oui. Tes données sont chiffrées et hébergées en France / Union européenne, sur une infrastructure qu’on maîtrise. On ne les revend pas, on ne les exploite pas pour de la pub. Tu es notre client — pas notre produit. La nuance change tout.

Où sont hébergées mes informations ?

En France / dans l’Union européenne, dans le cadre du RGPD. Pas de serveur perdu à l’autre bout du monde sous une législation qu’on ne pourrait même pas lire : tes chiffres restent sur le sol européen, là où le droit te protège vraiment.

Qui peut voir mes chiffres ?

Toi. Point. Tes données sont protégées par ton compte et chiffrées au repos ; notre équipe ne va pas fouiner dedans. Même moi, Urchaf, je ne lis pas tes recettes pour le plaisir — je les calcule, et je retourne dormir.

Puis-je récupérer ou supprimer mes données ?

Oui, sans condition. Tu exportes tes données quand tu veux, et tu peux demander leur suppression : c’est ton droit, on l’applique à la lettre. Tes chiffres t’appartiennent — on n’en garde pas une copie « au cas où ».